Un printemps pluvieux est un été riche en moustiques

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piqûre de moustique

Le Québec a connu un printemps 2017 particulièrement pluvieux. On se souvient des inondations survenues au mois de mai, à travers la province. Par ailleurs, le niveau de certains cours d’eau est resté élevé tout l’été.  Ces conditions sont favorables à la reproduction des moustiques. Les amateurs de plein air remarquent sans doute une augmentation de ces insectes piqueurs.

  • Comment les pluies ont-elles pu avoir cet impact?
  • Cela présente-t-il un risque?
  • Comment réduire les piqûres de ceux-ci?

La reproduction des moustiques

Contrairement aux croyances populaires, les maringouins ne se nourrissent pas de notre sang. Tout d’abord, il n’y a que les femelles qui piquent. Lorsqu’elles sont fécondées, ces dernières ont besoin de la protéine contenue dans le sang humain (ou animal) pour le développement de ses œufs.

Environ 48 heures suivant sa collecte de sang, elles déposent ses œufs dans une source d’eau stagnante. Les œufs entrent alors en arrêt de développement, appelé diapause, jusqu’au printemps prochain.

Parmi les insectes piqueurs, nous connaissons deux grandes catégories : les univoltines et les multivoltines.

De leur côté, les univoltines ne produisent qu’une seule génération par année, tandis que les multivoltines en créent jusqu’à trois, de mai à septembre. Pour ces celles-ci, les précipitations du printemps, tout comme la température au cours de l’été, auront un impact sur la survie des œufs.

Considérant les nombreuses précipitations, les mares d’eau stagnante augmentent et permettent ainsi à  plus d’œufs de réactiver leur développement jusqu’au stade adulte, expliquant leur augmentation cette saison.

Et les autres insectes piqueurs?

Les maringouins ne sont pas les seuls insectes piqueurs. On pense notamment aux tiques. Bien qu’elles n’utilisent pas les sources d’eau stagnante, ces dernières apprécient un environnement humide.

Un printemps pluvieux entraîne donc aussi la survie de ces bestioles. Ne soyez donc pas surpris : elles sont aussi plus nombreuses cette année. N’hésitez à communiquer avec un professionnel de l’extermination pour une infestation de ces insectes à votre domicile.

Ils sont désagréables, mais représentent-ils un risque pour notre santé?

C’est unanime : les maringouins nous dérangent, c’est un nuisible! Les insectes piqueurs sont connus pour être porteurs de virus, comme le virus du Nil occidental ou la maladie de Lyme.

Leur accroissement représente-t-elle une menace?

De nombreux facteurs ont un impact sur la propagation du virus du Nil, la température, par exemple. Les faibles températures que nous avons connues au début de l’été réduit le risque de transmission de ce virus. Voyons le bon côté des choses!

Des moyens de protection plus efficaces que d’autres…

Les maringouins sont attirés par le gaz carbonique que nous rejetons en respirant, ainsi que par l’acide lactique contenu dans notre sueur. Sachant cela, privilégiez logiquement les vêtements légers et de couleurs pâles qui vous couvriront de la tête aux pieds.

Plusieurs répulsifs à moustiques sont disponibles sur le marché :

  • les chandelles à la citronnelle,
  • les ventilateurs dégageant des produits chimiques,
  • des anti-moustiques naturels,
  • des lotions ou spray contenant du DEET ou de l’icaridine.

Une étude américaine, visant la protection des consommateurs, démontre que les produits contenant   les combinaisons chimiques de DEET ou d’icaridine sont les répulsifs les plus efficaces. Le premier fût développé par l’armée américaine en 1946 et homologué en 1957, tandis que le second est européen et date de 2001.

Produits chimiques = est-ce toxique?

Les fabricants recommandent de ne pas utiliser ces produits sur des enfants de moins de six mois. Lorsque l’usage respecte les consignes de manipulation, ces produits ne présentent pas de danger toxique pour l’humain.
Certains préféreront toutefois l’icaridine, reconnu pour ne pas abîmer les vêtements, contrairement au DEET.

Par ailleurs, ces produits ne tuent pas les moustiques non plus. Ils les éloignent, tout simplement, en affectant leurs récepteurs, situés au bout de leurs antennes. Il leur est alors plus difficile de nous détecter comme cible potentielle.

La pluie qui fait plusieurs heureux

D’autres insectes profitent aussi des sources d’eau pour y déposer leurs œufs. C’est le cas des mouches. Contrairement au maringouin, la mouche mord sa victime pour en sucer le sang et est donc tout aussi désagréable. Nous les retrouvons surtout dans les milieux humides. Les conseils de protection s’appliquent aussi pour ces bestioles. De petits gestes simples aident à se prémunir des insectes.